L'ostéopathie en 2024 : ce que les Français en pensent vraiment (Sondage Odoxa)
En mai 2024, l’institut Odoxa a réalisé pour l’Unité Pour l’Ostéopathie (UPO) un sondage auprès d’un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. Les résultats permettent de dresser un état des lieux de la place de l’ostéopathie dans la vie des Français : fréquence de recours, niveau de confiance, rôle des professionnels de santé et attentes en matière d’intégration au système de soins.
- 53 % des Français ont consulté un ostéopathe ces 5 dernières années.
- 86 % des Français font confiance à la profession.
- 92 % sont favorables à l'intégration des ostéopathes en maisons de santé.
Qui sont les Français qui consultent un ostéopathe ?
Une pratique en progression constante depuis 10 ans
Le recours à l’ostéopathie progresse régulièrement depuis plusieurs années. En 2024, 53 % des Français déclarent avoir consulté un ostéopathe au cours des cinq dernières années, contre 48 % en 2019 et 49 % en 2015, soit une progression de cinq points en cinq ans. Parmi eux, 26 % ont effectué une consultation au cours des douze derniers mois, et 27 % supplémentaires au cours des cinq dernières années.
Portraits robots : cadres, femmes et jeunes actifs en tête
L’analyse par catégories socio-démographiques révèle des écarts notables. Les cadres sont les plus nombreux à avoir consulté un ostéopathe (65 %), devant les ouvriers (54 %).
Des Français déclarent avoir consulté un ostéopathe au cours des cinq dernières années en 2024.
Les femmes recourent davantage à l’ostéopathie que les hommes (60 % contre 46 %). Par tranches d’âge, ce sont les 25-34 ans et les 50-64 ans qui consultent le plus (60 % et 59 % respectivement), tandis que les 65 ans et plus sont proportionnellement moins nombreux à l’avoir fait (43 %).
Une confiance solide et une reconnaissance de l'utilité des soins
86 % de confiance : un chiffre stable et rassurant
Interrogés sur leur niveau de confiance envers les ostéopathes pour soulager leurs patients en toute sécurité, 86 % des Français déclarent leur faire confiance — 29 % « tout à fait » et 57 % « plutôt ». Ce chiffre est identique à celui mesuré en 2019, et légèrement inférieur à celui de 2015 (88 %), indiquant une stabilité sur la durée.
Pourquoi certains Français ne consultent-ils pas encore ?
La confiance est plus marquée parmi ceux qui ont déjà consulté un ostéopathe : 43 % de ces patients font « tout à fait confiance » aux ostéopathes, une proportion qui monte à 57 % chez ceux qui ont consulté au cours des douze derniers mois.
Parmi les Français n’ayant jamais consulté d’ostéopathe, la principale raison invoquée est l’absence de besoin ressenti (63 %), loin devant le manque de remboursement par la mutuelle (16 %), la méconnaissance de la discipline (16 %), le manque de confiance (10 %) ou la difficulté à trouver un praticien qualifié (9 %).
L'ostéopathie au cœur du parcours de santé
Parmi les personnes ayant déjà consulté un ostéopathe, 84 % estiment que cette consultation est importante pour se sentir en bonne santé, dont 26 % la jugent « très importante » et 58 % « assez importante ». Seuls 16 % la considèrent peu ou pas importante.
Le rôle clé des médecins et kinésithérapeutes dans l'orientation
Le sondage met également en lumière le rôle prescripteur d’autres professionnels de santé. Parmi les personnes ayant déjà consulté un ostéopathe, 67 % indiquent qu’un médecin, un kinésithérapeute ou une sage-femme le leur a déjà conseillé : 38 % au moins une fois, et 29 % à plusieurs reprises.
Cette proportion varie selon les profils. Les 25-34 ans sont les plus nombreux à avoir reçu ce type de conseil (82 %), contre 47 % chez les 65 ans et plus. Par ailleurs, parmi les patients ayant consulté pour un motif sportif, 79 % ont été orientés vers un ostéopathe par un professionnel de santé.
Le sport : un motif de consultation pour 36 % des patients
Plus d’un tiers des patients (36 %) déclarent avoir eu recours à l’ostéopathie dans un contexte sportif : pour une blessure, une meilleure récupération, la reprise d’une activité physique ou l’amélioration des performances. Ce recours est plus fréquent chez les hommes (51 %) que chez les femmes (26 %), et davantage présent chez les 25-34 ans (53 %) et les 18-24 ans (47 %).
Vers une intégration officielle dans le système de soins ?
Alors que les ostéopathes ne sont pas intégrés au code de la santé publique et exercent majoritairement en libéral — malgré une réglementation de la profession en France depuis 2007 et une formation de cinq ans dans des établissements agréés par le ministère de la Santé —, les Français se montrent très favorables à une évolution de cette situation.Près de 9 Français sur 10 se déclarent favorables à l’intégration des ostéopathes dans différentes structures : les maisons de santé (92 %), les hôpitaux (90 %), les fédérations sportives (90 %) et les maisons de retraite de type EHPAD (89 %).
Sondage Odoxa pour l’UPO, réalisé par internet les 29 et 30 mai 2024 auprès d’un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).


